Sunday, May 9, 2010

Rencontre

Hier, Samedi, je n'avais vraiment pas envie de me reveiller a 7 heures pour voir la pluie encore par ma fenetre. Heureusement, elle n'y etait pas, les nuages retenaient leur souffle (crachat?) pour quelques heures encore, le temps de nous permettre de faire la 501.
D'abord on prend les cornes de vaches qui ont etes remplies avec de la Silice et deterrees apres six mois dans le monde de la noirceur, En meme temps, on fait chauffer des gallons d'eau dans une grande marmite de su le feu, quand elle est a temperature du corps, on la verse dans le vieux tonneau accompagnee du contenu silicien des cornes. On prend ensuite le gros baton avec le balais au bout tout en osier, et on commence a brasser, doucement, puis de plus en plus fort, on y met le mouvement du corps entier jusqu'a ce que la spirale d'eau forme un vortex au millieu de la masse fluidequi nous permet de voir pour un moment le fond du tonneau -dans cet instant,toutes les forces de vous et de leau sont concentree dans cet ordre parfait, cette queue d'ouragan- puis on romp le geste pour recommencer doucement dans le sens contraire.
Ordre-Chaos.
Apres une heure, on a transvide l'eau dynamisee dans les pompes qu'on s'accroche au dos, et on va dans les vignes, les arroser de ce liquide messager de lumiere.
Jai pas envie que les lecteurs ( aussi peu nombreux qu'ils doivent etres rendus etant donnee ma non-frequence de nouvelles) pensent que j'ai vire sur le capot ou que je vais retourner a Montreal avec des fleurs dans les cheveux et des shakras tatoues sur la poitrine. Non, ca n'a rien a voir. Me voici finnalement qui prend, peut-etre pour la premiere fois (consciement du moins), un veritable contact avec la nature, avec le monde de la vie pleine de vie, la vie qui a envie de vivre. Je regarde autour de moi les vignes qui, il y deux semaines a peine, etaient encore nues et qui sont maintenant pleines de feuilles fraiches, je marche entre elles et l'herbe et le grain plantes entre les rangees m'arrive a la taille, je regarde et le touche les millions de fleurs jaunes, violettes et blanches qui se melangent a la menthe, aux papillons, au pivoines rouges. Le sol est rouge, les oiseux chantent, les chenes ont tous sortis leurs feuillage, l'anesse se laisse caresser pedant que les oies lui tournent autour.
Ici, le midi nous mangeons l'epautre de la recolte de l'an passe avec les asperges du jardin, la salade des serres avec l'huile du voisin, le fromage de l'autre avec le painau levain fait dans la hutte a pain. Si on boit, c'est le vin ou le kefir d'ici. Ce n'est pas complique, au contraire, cest retourner a la simplicite, manger ce que nous produisons, et si nous ne pouvons pas le produire, alors on fait un echange avec un autre qui le produit, pour faire marcher l'economie d'une autre maniere, pour vraiment vivre librement, dans la vraie abondance. Et ce qui est beau, c'est d'etre dans un pays ou c'est si facile a faire, ou la nature est gentille avec l'homme, et les hommes ont compris ici qu'il faut en retour etre gentil.

Alors maintenant commence cette etape, cette recontre avec ce qui me fait vivre, avec ce qui nous fait tous vivre. Pourquoi est-ce que marcher dans les ruelles noires de Montreal le soir me fat moins peur que de m'aventurer dans un champs ou une foret inconnue? J'ai envie de conquerir ces peurs, ces mysteres.. why not?!

Partons a l'aventure!

Aussi, je promet d'ecrir plus et dur d'autre chose bientot, pour de vrai!

xoox
marianne

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